Premier tourbillon contemporain 100% made in the USA

Roland G. Murphy, états-unien d’origine, a complété sa formation d’horloger en Suisse au milieu des années 1980. Désabusé par la tendance à l’époque des grande maisons à sortir des montres à peu de valeur ajoutée, il retourna sur sa terre natale pour s’atteler à la mise en place d’un des seuls ateliers d’horlogerie en Amérique du Nord. Voir ce diaporama anglophone d’une visite des ateliers RGM.

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Reprenant ses initiales, la marque RGM watches se fit surtout connaître des amateurs par ses cadrans et mouvements terminés dans les règles de l’art et son réemboitage de légendaires mouvements états-uniens. Outre sa propre production, RGM a beaucoup d’expérience dans la restauration de calibres d’époque et assure également le Service Après-Ventes de certaines maisons suisse pour l’Amérique du Nord. En février 2008, le sieur Murphy ajoutait une pierre à l’édifice en dévoilant le premier calibre "manufacture", non sans devoir affronter le scepticisme de certains forumeurs (comme sur le site anglophone Timezone.com), l’accusant de se contenter de monter des nouveaux ponts sur un Unitas de base et de ne pas produire lui-même tous ses composants.

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Premièrement, selon le paradoxe de Sysiphe que j’ai précédement décrit, un horloger intelligent va toujours s’inspirer d’un calibre légendaire pour en dessiner un nouveau. En l’absence de plus amples détails de sa part, rien n’exclut que Roland Murphy n’ait jeté les bases de son 801 en s’inspirant d’un calibre désormais tombé dans le domaine public. L’essentiel est qu’il reste maître du dessin et de l’exécution finale des pièces. Deuxièmement, Murphy avoue sans honte s’être fournit en Suisse pour les composants tels que rubis synthétiques (corindon à teinte rouge) et ressorts. Cela s’explique d’un part par l’absense de fournisseurs de qualité en dehors de la Suisse ou du Japon; et d’autre part par la collaboration historique des manufactures avec les fournisseurs. On peut estimer qu’il existe au moins autant de fournisseurs et de sous-traitants en Suisse que de maisons horlogères. Le concept de manufacture tel qu’il a été déformé par le marketing ces cinq dernières années n’a plus rien à voir avec la définition historique d’une manufacture. C’est donc faire preuve de mauvaise foi que d’ôter tout mérite à l’horloger Roland G. Murphy. En 40 ans, plus un seul horloger Nord-américain n’a dessiné, fabriqué et assemblé de calibre mécanique; mis à part le regretté Steven Phillips, dont je parlerai un jour. Les mauvaises langues devront donc se taire à présent, vu que RGM vient de dévoiler son premier tourbillon maison, ce qui établit une fois pour toutes la capacité de sa manufacture à concevoir et développer des calibres:

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